« Kolkhoze », le nouveau livre d’Emmanuel Carrère, repose avec acuité la question ancienne de la responsabilité de l’écrivain. Ou comment, ici, l’écriture distante et ironique de Carrère finit par produire une lâcheté politique et littéraire.

Joseph Confavreux publié par Mediapart le 22 septembre 2025 .

« Une admirable fresque familiale » pour Télérama, un « voyage virtuose » pour Libération, un « grand Carrère » pour Le Monde, une « déclaration d’amour absolu » pour Le Figaro…

Concernant le nouvel ouvrage d’Emmanuel Carrère, intitulé Kolkhoze (POL) et consacré à sa mère, l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, la lecture des principaux titres de la presse ressemble à ces affiches de films sur lesquels les services de com’ n’inscrivent que des termes dithyrambiques.

Entendre un son de cloche moins unanime à propos de cet ouvrage, qui caracole en tête des ventes avec 60 000 exemplaires vendus dès les deux premières semaines de sa parution, suppose de se tourner vers des publications plus confidentielles et plus incisives. 

 

 

 

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