« Dieu ne croit plus en nous. » Trois journaux personnels de l’exil dans la France des années troubles
02 mai 2025/image%2F7030078%2F20250502%2Fob_fd9ad4_diasporas-22-small200.jpg)
Écrire sa vie. Sous la direction de Isabelle Lacoue-Labarthe et Sylvie Mouysset
À partir de trois études de cas, le journal personnel est envisagé comme une source d’histoire donnant accès à l’univers mental de l’exil, dans diverses formes qu’il revêt, en France, du milieu des années 1930 aux premiers temps de l’Occupation et de Vichy. Le journal de Paul Loffler est une porte d’entrée dans l’exil en asile, face à la montée des périls (1934-1939), celui de Monique d’Hesse donne à voir l’exode comme exil, dans les yeux de l’enfance (mai-août 1940), le carnet d’Abraham Dymentsztajn permet d’envisager l’internement à Drancy, « camp de la faim », comme un exil de persécution (août-octobre 1941). Bien qu’ils soient censés résulter d’une écriture sur le vif, ces ego-documents constituent aussi des objets stimulants d’histoire de la mémoire.
Voir plus : https://journals.openedition.org/diasporas/221