Sainte Perpétue, auteur du premier journal intime en 203 de notre ère
03 avr. 2025Par Peter Thonemann, Traduit par Olivier Postel-Vinay Pages 56 à 59. Books
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Châsse de sainte Perpétue en l'église Notre-Dame de Vierzon.
En 203 après J.-C., Vibia Perpetua, une toute jeune mère de Carthage, défie l’empereur romain en affirmant sa foi chrétienne. Condamnée à mourir dans l’arène, elle tient la chronique de ses dernières semaines. Dans ce document extraordinaire, qui ne ressemble à rien de ce qui survit de l’Antiquité, elle consigne ses tourments et ses rêves d’une manière troublante pour le lecteur moderne.
Un matin de printemps, en 203 après J.-C., une jeune femme nommée Vibia Perpetua, âgée d’environ 22 ans, bien née, instruite, mariée honorablement, alla joyeusement à la mort devant une foule nombreuse dans l’amphithéâtre de Carthage. À ses côtés, quatre autres hommes et femmes, dont deux esclaves, Félicité et son mari Revocatus. Le spectacle commença par un programme varié d’animaux sauvages – un sanglier, une vache enragée, un léopard – qui malmenèrent et blessèrent leurs cinq victimes pour le divertissement des spectateurs. À la fin, les hommes et les femmes furent rassemblés au centre de l’arène. Ils s’embrassèrent les uns les autres et dirent « la paix soit avec toi ». Perpétue fut la première à crier. Le premier coup avait atteint un os, et elle dut guider l’épée du gladiateur vers son cou.
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