L’un est né en 1952 et a tout connu des années 1968, l’autre est né un mois avant ce fameux printemps ; tous les deux ont décidé de revenir à la première personne sur ce moment. Le premier, Sorj Chalandon, en plongeant dans les souvenirs de sa jeunesse et ses papiers personnels pour raconter sa traversée depuis sa jeunesse violentée à Lyon jusqu’à son entrée au quotidien Libération en 1973, en relatant son engagement au sein de l’organisation maoïste la Gauche prolétarienne ; le second, David Dufresne, en enquêtant dans les livres, essais et romans, et dans la masse des archives de sa grand-mère, l’écrivaine et militante Françoise d’Eaubonne. Deux manières d’écrire ces années « gauchistes », l’un en tentant de peindre son autoportrait sensible, l’autre en essayant d’esquisser le portrait de son insaisissable grand-mère.
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