De 1872 à sa mort à la fin de 1882, Léon Gambetta et son amante Léonie Léon ont échangé quelque 6 000 lettres, dont presque 1 100 ont été conservées. En raison de l’importance politique de Gambetta, l’un des pères fondateurs de la Troisième République, cette correspondance constitue une source exceptionnelle sur les luttes des républicains pour établir une véritable République. Il s’agit en outre d’une correspondance romantique parmi les plus belles du XIXe siècle. À travers leurs lettres, Léonie Léon et Léon Gambetta se montrent des amoureux profondément ancrés dans les pratiques culturelles de leur époque, pratiques marquées à la fois par des conventions littéraires et des conventions de rapport social de sexe. Ces lettres, étudiées à la lumière des théories d’épistolarité, nous démontrent les richesses d’un discours d’amour façonné par un désir autant politique que personnel.

Voir plus : https://journals.openedition.org/clio/4242

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Auteur

Susan FOLEY est professeure d’histoire à Victoria University of Wellington, Nouvelle-Zélande, et Associée au Département d’Histoire de l’University of Melbourne. Elle a écrit French Socialism and Sexual Difference : Women and the New Society, 1803-1844 (1992) ; Flora Tristan : Life Stories (1998) ; « “Playing the Princess” » : Flora Tristan, Performance and Female Moral Authority in July Monarchy France », in The New Biography : Performing Femininity in Nineteenth-Century France (2000) ; « Women, philanthropy and the state : the Société de charité maternelle in Avignon, 1802-1917 » (French History 2000) ; Women in France Since 1789 : The Meanings of Difference (2004) ; « In search of “Liberty” : Politics and women’s rights in the travel narratives of Flora Tristan and Suzanne Voilquin », Women’s History Review (2004).

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