Écrire l’orientalisme avec les Goncourt. Jugement porté sur Salammbô en 1861 : « Flaubert voit l’Orient, et l’Orient antique, sous l’aspect des étagères algériennes. »
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Même s’ils n’apparaissent guère dans les écrits d’aujourd’hui qui revisitent l’orientalisme1, les Goncourt ont été les témoins des événements, des transformations, des positions qui ont défini ce mouvement. Plus connus par leurs collections et leurs écrits, pour leur engagement dans le japonisme ils ont été aussi confrontés à l’actualité d’un Orient moins lointain, par le voyage, le mouvement des idées et du goût. Sans prétendre ici embrasser ce sujet, plus vaste qu’on ne l’a cru, dans toute son ampleur, nous souhaiterions souligner quelques aspects de l’œuvre des Goncourt qui reflètent leurs voix dans ce chapitre de l’histoire du xixe siècle. En tant que diaristes, critiques d’art, romanciers, familiers de figures plus visibles dans ce domaine, tels Flaubert ou Gautier, ils apportent sur plusieurs fronts leur concours à notre connaissance des représentations de l’Orient.
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