Signes discrets, parfois muets, la ponctuation et les blancs structurent la page. La ponctuation vue par les écrivains
28 mars 2025Diderot, Mallarmé, Aragon, Perec : les écrivains se sont rapidement emparés des signes de ponctuation et ont su en jouer avec virtuosité.
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Les premiers signes de ponctuation datent du 3e siècle avant notre ère et furent inventés par les directeurs de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Inséparable des usages typographiques et culturels d’une époque, la ponctuation est inséparable aussi des questions de mises en page.
Pour L’Encyclopédie de Diderot, dont l’article « Ponctuation » est un véritable traité, elle est « l’art d’indiquer dans l’écriture, par les signes reçus, la proportion des pauses que l’on doit faire en parlant » La ponctuation marque donc le rythme de la lecture, mais aussi le mode de l’écriture.
La ponctuation est un ensemble de signes qui ne se lisent pas à proprement parler, qui ne se prononcent pas, mais qui pourtant s’entendent par les silences et les changements de ton qu’ils signifient et qu’une lecture à haute voix actualise. Parfois, pourtant, la ponctuation peut être verbalisée dans un certain nombre de locutions familières : « entre parenthèses » « un point, c’est tout » « point final ».
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Cet article provient du site L'aventure des écritures (2002).