Les journaux intimes sont-ils inclassables ? Longtemps, on a considéré qu’ils appartenaient à un genre mineur. Mais, les choses ont bien changé. Et Michèle Leleu y  est sans doute pour beaucoup. C’est à elle que l’on doit le mot « diariste » utilisé pour qualifier l’auteur d’un journal intime. Le mot vient de l’anglais Diary, mais  aussi du vieux français Diaire. Ce ne serait donc, au fond, qu’une sorte de retour aux sources. Ce dont le langage est souvent coutumier.

Aujourd’hui, le journal intime un genre littéraire à part entière. De sorte que quand on en écrit un, il est intéressant de savoir dans quelle catégorie de journal intime on se situe. On a décrit certaines de ces catégories dans un article précédent. Il s’agit ici d’en examiner une plus particulièrement. Celle que Michèle Leleu a développé et qui est fondée sur la typologie des caractères mise au point par René Le Senne. Elle diffère de toutes les autres car en aidant l’auteur à se situer, elle l’aide aussi à mieux ajuster ses ambitions à ses valeurs. Et donc à mieux vivre. Soi-même, mais aussi les autres, les lecteurs.

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