Par Anne Crignon. Publié le 

Les critiques lui tapent durement dessus, mais son succès ne se dément pas. Rencontre.

 

Christian Bobin est une friandise pour crocodiles germanopratins. Dès que paraît l'un de ces livres qui lui valent un succès fou, on voit fondre sur lui les plus mordants des critiques. Pour «la Grande Vie», recueil de courtes lettres admiratives adressées à Mallarmé, Ronsard, André Dhôtel et bien d'autres, c'est Eric Chevillard qui, dans «le Monde des livres», moque cette «petite voix stupide», ses «métaphores champêtres de curé à court d'inspiration», croque ses «bonbons de guimauve», tout en concédant au détour d'une phrase «un attendrissement passager».

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