Claudio Monteverdi a créé le premier opéra en 1607 à Mantoue. Il s’agissait d’Orfeo… Historiquement, ce ne fut peut-être pas le premier, mais…

J’adore le théâtre, ainsi que la musique. L’opéra est une pièce (livret) mise en scène pour des solistes et un chœur qu’accompagne un orchestre. Si je m’en tiens à ces ingrédients, je devrais donc aimer. Pour autant, ce genre musical n’est pas fait pour moi, ou inversement. Le théâtre mis en musique et chanté me déroute et m’agace. Je ne trouve rien de plus antinaturel, même si les thèmes exaltent la magnanimité, l’indulgence, la bienveillance, la tolérance, la fierté, l’amour-propre, la superbe, la beauté, ainsi que l’antiquité revisitée et mise au goût du jour selon les époques.

Parfois, affété jusqu’à la boursouflure, le genre a succédé aux mystères, drames liturgiques et jeux du Moyen Âge. Au surplus, je ne peux supporter que les personnages qui vivent de dramatiques situations l’expliquent et dialoguent en chantant, même si je conçois qu’un chant peut être tragique. Je suis toutefois obligé d’admettre que cela peut et sait plaire. Pour preuve, depuis le début du XVIIe siècle où il est apparu en Italie, son succès ne s’est jamais démenti et ma conjointe ne s’en lasse pas, devenue aficionado expert.

Comme je ne suis pas à une contradiction près, je reconnais apprécier certains opéras-bouffes, Offenbach notamment, et avoir aimé l’opérette quand j’étais jeune. « L’opérette est une fille de l’opéra-comique ayant mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément », disait Camille Saint-Saëns. J’ai encore le souvenir d’avoir vu, très jeune, les films consacrés à Véronique et Ciboulette et quelques autres totalement oubliés.

Quant à la comédie musicale américaine, leur digne descendante, j’en ai longtemps raffolé quand j’étais enfant et préadolescent. Chantons sous la pluie, Tous en scène, Mary Poppins : ces délicieux spectacles,  je les ai vus au cinéma bien sûr ! Par contre, je n’ai jamais pu regarder West Side Story. Quelques tentatives héroïques n’ont jamais dépassé les dix minutes… le sujet peut-être, le sujet sûrement.

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