Noël Herpe, boulevard fantôme. Un hommage en forme de journal intime
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L’écrivain adapte en film trois pièces oubliées du début du XXe siècle dans un hommage en forme de journal intime.
Par Marcos Uzal.
publié le 3 octobre 2017.
Critique, biographe, historien du cinéma et du collant masculin, et surtout brillant écrivain (Journal en ruines, Mes Scènes primitives, Objet rejeté par la mer, Dissimulons !), Noël Herpe réalise aussi depuis quelques années des petits films singuliers, dont il est par ailleurs le truculent interprète principal. Dans Fantasmes et fantômes, visible au cinéma l'Entrepôt (Paris XIVe) et dans quelques rares salles en dehors de la capitale, avant d'être bientôt disponible sur le site Pointligneplan.com, il en a rassemblé trois en les reliant par une voix off reprenant la forme littéraire qui lui est la plus chère, le journal intime. Il s'agit d'adaptations de courtes pièces théâtrales oubliées, datant du début du XXe siècle, jouant chacune à sa manière sur le pouvoir suggestif de la parole et sur le hors-champ : les Mentons bleus (1906) de Courteline, Au téléphone (1901) d'André de Lorde et Charles Foleÿ, le Système du docteur Goudron et du professeur Plume (1903) d'André de Lorde d'après Edgar Allan Poe.
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