En préambule du collectif Pour une histoire de l’intime et de ses variations [1] , Françoise Simonet-Tenant et Anne Coudreuse dressent un panorama bibliographique contemporain des études littéraires portant sur l’intime. Ce recensement révèle deux grands vides : un vide historique et un vide théorique. En effet, la critique découpe la question de l’intime en grandes périodes : son émergence au XVIIIe siècle avec l’autobiographie rousseauiste, « son sacre comme valeur à la fois existentielle et esthétique » [2] au XIXe siècle, et sa réapparition récente dans le roman contemporain depuis les années 70. Mais force est de constater que peu d’études d’ensemble et comparatistes se concentrent sur la période charnière qu’offrent les premières décennies du début du XXe siècle. Cet état de la critique est d’autant plus paradoxal qu’il s’agit de l’époque de l’invention du monologue intérieur, et que Marcel Proust et Virginia Woolf ne cessent d’être qualifiés d’inventeurs du roman psychologique.
Lire la suite : https://sflgc.org/acte/sandra-cheilan-poetique-de-lintime-dans-loeuvre-de-proust-woolf-et-pessoa/
___________________
/image%2F7030078%2F20250218%2Fob_bd03b1_ppw.jpg)