Journal de Paule Régnier : presque toujours rédigé à l’encre mais l’écriture est souvent assez relâchée
11 févr. 2025Paule Régnier est une romancière française de la première moitié du xxe siècle presque entièrement oubliée aujourd’hui1. Née en 1888 dans une famille de la petite bourgeoisie, fille d’officier, elle publie son premier roman, Octave, à la veille de la guerre, en 1913, chez un éditeur, E. Basset, qui fait faillite peu après. Elle a plus de chance en 1924 avec La Vivante Paix qui obtiendra le prix Balzac lui permettant d’être éditée par Grasset. Mais c’est avec L’Abbaye d’Evolayne (1933) qu’elle connaît une certaine célébrité, apportée par le Grand Prix du roman de l’Académie Française en 1934. Elle continue à publier assez régulièrement jusqu’en 1950, année où Plon, son éditeur habituel, refuse un livre de souvenirs, Fêtes et nuages, chronique d’une enfance. Violemment affectée, Paule Régnier se suicide le 1er décembre de cette même année.
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Le manuscrit du Journal, conservé à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières, est constitué de neuf cahiers de formats comparables (environ 18 × 22 cm) mais d’épaisseurs très différentes : les six premiers et le dernier sont des volumes cartonnés de 150 à 300 pages reliés en toile, le septième est un cahier à spirale de 200 pages, le huitième (acheté pendant la Seconde Guerre mondiale) un cahier scolaire de 100 pages. Le journal est presque toujours rédigé à l’encre mais l’écriture est souvent assez relâchée : les lettres plus ou moins régulièrement formées, la ponctuation très erratique, les alinéas parfois difficiles à distinguer, les majuscules incertaines.
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