Les faux en écriture. Les Mémoires de Li Hung Chang, un célèbre supercherie
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Les Mémoires de Li Hung Chang représentent l'une des plus célèbres supercheries littéraires du début du XXe siècle. William Francis Mannix a présenté ce livre comme la traduction des mémoires authentiques de Li Hongzhang, homme d'État chinois éminent, alors qu'il s'agit d'une pure invention prodiguée durant son incarcération à la prison d'Oahu à Hawaii.
Mannix a composé ce faux en 1910-1911 pendant sa défense pour émission de chèques sans provision. Il s'est inspiré d'ouvrages empruntés à la bibliothèque, profitant de la bienveillance du gouverneur Walter Frear qui lui permettait d'accéder à du matériel de conférence. Le livre fut publié en octobre 1913 par Houghton Mifflin
Mannix prétendait avoir édité des extraits du journal intime de Li Hongzhang. Cette stratégie exploitait l'intérêt croissant occidental pour la Chine et le prestige de la, figure majeure de la modernisation chinoise. Son bref séjour en Chine durant la révolte des Boxers (1900) lui donnait une crédibilité superficielle, bien qu'il n'ait
Une fois le caractère frauduleux révélé, Mannix perdit toute crédibilité. Il abandonne la production de faux et finit sa vie comme directeur commercial d'un journal, mourant en 1920 à Astoria, Oregon. Son cas illustre comment un faussaire peut exploiter les lacunes de vérification de l'époque pré-numérique et l'appétit du public pour des crédits exotiques.