L’écrivain et journaliste Thomas Chatterton Williams voit, dans le fait d’amasser dans sa bibliothèque des milliers d’ouvrages, dont une vie entière ne parviendra pas à satisfaire la lecture, la beauté d’un monde inexploré.

Quand j’avais 22 ans et que j’habitais à Lille, j’ai un jour demandé à ma mère de me faire parvenir une édition en six volumes de la gargantuesque Recherche du temps perdu. Chaque après-midi ou soirée pluvieuse fut dès lors consacrée au projet de venir à bout de ses milliers de pages. A mon grand chagrin, cette entreprise reste inachevée – à vrai dire, je n’ai pas encore réussi à aller plus loin qu’A l’ombre des jeunes filles en fleurs. Mais le fait même de lire Proust m’a transformé et donné de la confiance en moi : je suis devenu quelqu’un qui lit Proust, autant dire un homme nouveau.

Voir plus : https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2025/08/22/tous-ces-livres-qu-on-accumule-et-qu-on-ne-lira-jamais-j-ai-fini-par-comprendre-que-c-est-moins-un-fardeau-qu-une-forme-de-richesse_6633307_3451060.html

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