Depuis « la Petite Dernière », publié en 2020, la romancière s’est fait un nom dans le milieu littéraire français. Pour « le Nouvel Obs », elle se livre sur son enfance, ses premiers textes, son départ de prépa, son homosexualité et ce qui a été projeté sur elle, parfois avec violence, au moment de la sortie de son premier romain.

Elle fut la sensation de la rentrée littéraire 2020. Avec « la Petite Dernière », portrait à vif d’une jeune lesbienne musulmane, Fatima Daas, alors âgée de 25 ans, adoubée par Virginie Despentes, décrochait la couv des « Inrocks » et le prix littéraire de l’hebdo. Depuis, le livre a été adapté au cinéma par Hafsia Herzi. Présenté à Cannes, le film (en salle le 22 octobre) a fait sensation et a valu à son actrice principale, Nadia Melliti, le prix d’interprétation. Alors qu’elle s’apprête à publier « Jouer le jeu », son deuxième roman, Fatima Daas – un pseudonyme – nous a donné rendez-vous dans un café d’Aubervilliers, où elle a élu domicile depuis peu de temps, pour détailler ce qu’elle dit et ce qu’elle tait.

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