Article de la revue Études 2013/1 Tome 418. Pages 75 à 83

 

Alors que Wittgenstein risque sa vie sur le front, il écrit un texte aux allures de poème philosophique qui se réfère au Notre Père. Cette comparaison fait ressortir à la fois un air de famille entre les deux textes et la présence significative de jeux de langage différents. L’exercice n’est ni forcé ni vain : il éclaire l’intrusion dans la pensée logique de Wittgenstein d’une dimension mystique en une phase cruciale de son existence.

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Durant ce terrible printemps 1916 où Wittgenstein risque sa vie, nombreuses sont les entrées de ses carnets intimes qui se réfèrent au Pater noster (ci-dessous « Notre Père »). Reviennent chaque semaine des annotations telles que : « Que ta volonté soit faite ! » ; « J’ai sombré très profondément dans le péché, mais Dieu me pardonnera » ; « J’espère traverser l’épreuve, ne me quitte pas ! » ; « Puisse Dieu me libérer ! » Quant à la méthode, elle est suggérée par Wittgenstein lui-même, c’est la vue synoptique [4]. Son application au poème de Wittgenstein avec le Notre Père comme modèle fait ressortir à la fois un air de famille entre les deux textes et la présence significative de jeux de langage différents. L’exercice n’est ni forcé ni vain : il éclaire l’intrusion dans la pensée logique de Wittgenstein d’une dimension mystique en une phase cruciale de son existence.

Voir plus : https://shs.cairn.info/revue-etudes-2013-1-page-75?lang=fr

 

 

 

La souillure de l’esprit Carnets secrets, 1914-1916 de Ludwig Wittgenstein. Traduit de l’allemand (Autriche) par Jean-Pierre Cometti, Farrago, 2001, 128 p. Terry Cochran Numéro 228, septembre–octobre 2009

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