Écriture, sorcellerie, féminité. Une inquiétante, parce que trop proche, étrangeté
19 juin 2025/image%2F7030078%2F20250619%2Fob_25ae3c_coverpage-hd.jpg)
D'où je tiens cette phrase, «les femmes c'est assez, les écritures de femmes c'est trop»? Je ne me souviens plus. Étrangement, ça m'a rappelé la sorcellerie. Et surtout, la compréhension que j'en eus à lire, Les Mots, la mort, les sorts, de Jeanne Favret-Saada (éditions Gallimard, 1977). Elle y disait essentiellement ceci, dans un livre qui bouleverse les fondements mêmes de toute anthropologie : face à la sorcellerie, le savant ne se demande pas qu'est-ce que la crise essaie de mettre en forme, mais seulement, qu'est-ce que la crise nous cache ? Le savant dit aussi que la sorcellerie est du côté de la croyance. La certitude, ou la vérité se trouve évidemment du sien. Si non, comment pourrait-il, sans être profondément menacé, questionner cette «croyance»?
Voir plus : https://www.erudit.org/fr/revues/etudlitt/
__________
Études littéraires Écriture, sorcellerie, féminité Madeleine Gagnon Volume 12, numéro 3, décembre 1979 FÉMINaire URI : https://id.erudit.org/iderudit/500500ar DOI : https://doi.org/10.7202/500500ar
__________
Gagnon, M. (1979). Écriture, sorcellerie, féminité. Études littéraires, 12(3), 357–361. https://doi.org/10.7202/500500ar
Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur.
L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/