Par Adrien Berger

 

Le journal intime se soustrait à toutes les tentatives de définition. S’il est difficile de le définir comme un « genre », qui suppose un horizon de publication, une rencontre avec le lectorat1, il est tout aussi insatisfaisant de le lire comme un seul « avant-texte » dans une perspective génétique. Même la notion de « forme » d’écriture supposerait l’achèvement du journal ou un canevas préétabli précédant l’écriture ; or le journal s’invente et se réinvente chaque jour. Si l’on recense les premières critiques sur le journal au début de la deuxième moitié du xxe siècle, il faut attendre les travaux de Béatrice Didier, de Georges Gusdorf et de Pierre Pachet à partir des années 1980 pour constater un engouement critique et universitaire autour de cette pratique.
 
 
 
 
Emmanuelle Tabet, Méditer plume en main. Journal intime et exercice spirituel, Paris, Classiques Garnier, coll. « Confluences », 2021, 624 p., EAN : 9782406114178.
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