Surfer sur Internet ou sur l’Internet ? Je préfère l’internet – sans majuscule si possible – comme on parle de la radio ou de la télévision, sans les priver d’un article. L’internet est un gigantesque réseau mondial d’ordinateurs sur lequel s’appuient un grand nombre de services. Sur le World Wide Web, « la toile mondialement étendue », ce système nous permet de naviguer de pages en pages en cliquant sur des liens grâce à des navigateurs.

Quoi qu’il en soit, lire sur l’internet devient un exercice ardu, voire décérébrant. L’accumulation des fautes d’orthographe, de syntaxe ou de grammaire, en perturbe la lecture. Internaute depuis une vingtaine d’années, j’ai longtemps pensé que les choses s’amélioreraient. Malheureusement, il n’en est rien ! Les titres des journaux et magazines français les plus importants ou les plus prestigieux n’échappent pas au constat. Que sont donc devenus les correcteurs et les secrétaires de rédaction ? Ils ont été apparemment sacrifiés sur l’autel des économies réclamées par des actionnaires toujours plus exigeants… ou sur celui d’une gestion de crise.

On demande aujourd’hui aux journalistes – je parle ici des professionnels – de gérer leurs « papiers » de bout en bout : de la rédaction à la mise en ligne. Pas étonnant qu’ils ne soient pas tous polyvalents et capables d’assumer correctement toutes les phases par lesquelles naguère devait passer un article avant d’être publié. Résultat quotidien : des fautes d’orthographe, de grammaire, des mots oubliés, des doublons et les inévitables coquilles, bien sûr… Décidément, ça ne s’arrange pas !

Quant aux internautes non professionnels, je comprends qu’ils ne soient pas tous liés par les exigences qui devraient être celles des professionnels, mais quand même… Pour lire ou participer quotidiennement à des forums, je suis affligé par certains messages – très nombreux – que je peux y lire. Des fautes énormes et récurrentes y estropient grammaire, syntaxe et typographie. Ce laisser-aller illustre à coup sûr notre époque fatiguée, revenue de tout et cynique, à l’image de ceux qui nous gouvernent. Il n’empêche.

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