Après une relecture du manuscrit des journaux intimes
12 avr. 2025Communication de M. Paul DELBOUILLE (Université de Liège) au XLVIIe Congrès de l'Association, le 19 juillet 1995
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L'ensemble que l'on désigne communément par l'expression « journaux intimes de Benjamin Constant », depuis leur édition en 1952 par Alfred Roulin et Charles Roth (1), comprend quatre éléments.
Le premier ne va pas nous occuper aujourd'hui : il s'agit du texte étrange et fameux que Constant a lui- même intitulé « Amélie et Germaine ». Il a fait l'objet d'une réédition dans le volume des Œuvres complètes qui a paru il y a quelques semaines et qui est consacré aux écrits littéraires de la période 1800-1813 (2). Si nous l'avons placé là, plutôt que de lui réserver une place dans les deux volumes qui seront prochainement consacrés aux journaux intimes, c'est pour la simple raison que, contrairement à ce qu'avaient fait Roulin et Roth, nous avons préféré considérer cette relation au jour le jour des hésitations de Constant entre le projet d'épouser Amélie Fabri et le souhait de ne pas quitter Germaine de Staël comme un récit d'un type un peu particulier. Nous avons fait ce choix de commun accord, sur l'avis notamment de Simone Balayé, qui avait accepté d'être la nouvelle éditrice de ce curieux morceau de littérature à usage strictement personnel.
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(1) Benjamin Constant, Journaux intimes, édition intégrale des manuscrits autographes publiée pour la première fois avec un index et des notes par Alfred Roulin et Charles Roth, Paris, Gallimard, 1952. (2) Benjamin Constant, Œuvres complètes, série Œuvres, tome III, Ecrits littéraires 1800-1813, Tubingen, Niemeyer, 1995, p. 38 sq.