La commémoration de la Grande Guerre engendre une pluie de publications, parmi lesquelles ces deux témoignages de prêtres à la guerre. Les clercs ne sont pas épargnés par le conflit. S’ils diffèrent par leur destin – le premier survit à la guerre, le second meurt en 1916 – bien des traits communs se dessinent derrière ces deux brancardiers. Né en 1878, Léon Cabaret, prêtre d’une paroisse de la Sarthe, est mobilisé dès août 1914, et démobilisé en février 1919. Versé dans le service de santé comme brancardier dans un régiment d’artillerie, après l’amendement Sixte-Quenin, il occupe des fonctions plus guerrières dans le même corps, mais il a conscience, même si la menace est réelle, d’avoir la chance d’être dans un régiment d’artillerie et non d’infanterie. Jean-Marie Conseil est né en 1884. Mobilisé aussi dès 1914 dans l’infanterie, il regrette pour sa part que son état de prêtre le mène vers les services de santé plutôt que de combat : « Mon rêve, étant en guerre, serait de combattre dans les rangs avec les camarades. Mais je suis prêtre et comme tel je puis faire plus de bien dans le service du brancardier » (4 août 1914, Co 69). La moitié des prêtres sont versés dans les services sanitaires.

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https://shs.cairn.info/revue-archives-de-sciences-sociales-des-religions-2017-4-page-300?lang=fr

 

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