La biographie est sans conteste un genre majeur dans la littérature chinoise ancienne et l’autobiographie est pratiquée par d’illustres penseurs et écrivains à l’instar de Wang Chong 王充 (27-97 apr. J.-C.) et de Tao Qian 陶潛 (365-427). Celle-ci est censée révéler le plus intime des mœurs et des comportements de l’auteur lui-même qui fait l’objet de sa propre écriture. En est-il vraiment ainsi ? Les auteurs chinois se livrent-ils jusqu’au plus profond d’eux-mêmes ? Comment entretiennent-ils une relation de sincérité avec leur lectorat supposé ? Y a-t-il une stratégie narrative dans leurs récits autobiographiques pour laisser des traces historiques à leurs futurs biographes, officiels ou non ?

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