Par Victor De Sepausy. Publié le 22/11/2021.

« Me voilà donc à l'âge de 19 ans, 6 mois, 12 jours, condamné à passer trente-six a années de ma vie dans les prisons où je gémis depuis l'âge de onze ans. Jeunes gens ! Gardez-vous de fréquenter les mauvaises compagnies et surtout les maisons de débauche. Que les malheurs dont j'ai été victime par ma faute vous engagent à ne jamais quitter les sentiers de la vertu ; vous serez plus heureux que moi qui ai désormais perdu tout espoir d'être rendu à la liberté... » L’éternel taulard de Michel Glardon.

Ce blues final du prisonnier contraste avec les pages où s’expriment la jubilation du voleur et l’allégresse de l’évadé… Ce décalage, et d’autres, ont amené Michel Glardon, sociologue et membre fondateur du Groupe Action Prison, à une réflexion sur l’éternel taulard.

Il raconte sa fascination pour les mémoires de Ribotel qui constituent aussi une merveilleuse évocation des campagnes vaudoise et fribourgeoise au milieu du siècle dernier. En voici une lecture inédite par Jacques Roman.

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