L'épistolaire. Au XIXe siècle, l’intime ne se limite plus à l’amitié ; il s’émancipe et s’élargit à la parenté.
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Ce carnet « Publier une correspondance. Méthode et contenu » est ouvert en marge du site « S’écrire au XIXe siècle. Une correspondance familiale ».
Le but de ce carnet est double : partager les questions qu’un travail d’édition pose au jour le jour et faire connaître des lettres, les thèmes qui les parcourent et les personnes qui les animent.
Freud a révolutionné l’intime1. Mais qu’en était-il auparavant ? L’intime au XIXe est déjà savamment interrogé par historiens et historien.nes de la littérature en particulier2. Ici, plus précisément, nous chercherons comment les épistoliers en parlent, comment les lettres échangées au sein d’une famille aisée expriment cette notion. Celle-ci, dans ce cadre-là, est en tension entre deux injonctions contradictoires : le caractère collectif des échanges familiaux et le désir, parfois, d’une relation privée. Comment, en pratique, concilier ces deux enjeux ? On verra d’abord si le mot est employé et par qui, femmes ou hommes ? à propos de quels proches ? en quelles circonstances ? En l’absence du mot lui-même, certaines formes, certains termes, trahissent-ils la réalité de l’intimité ? Au-delà des définitions générales du mot intime, chaque époque, voire chaque personne, peut ressentir tel ou tel sujet précis comme intime. Lisant les lettres de la famille Duméril-Mertzdorff, peut-on repérer des sujets « intimes » ou qualifiés comme tels par les correspondants eux-mêmes ?
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- « Freud, la révolution de l’intime », conférence d’Élisabeth Roudinesco à la fondation Sigmund-Freud, 2010. [↩]
- Pour une bibliographie complète s’agissant des écritures du moi, voir le site de Philippe Lejeune : www.autopacte.org. On pourra ajouter : Françoise Simonet-Tenant, « Pour une approche historique de l’intime », Cliniques, 2020/1 N° 19, p.19-32 et Philippe Artières, Histoire de l’intime, Paris, CNRS, coll. « À l’œil nu », 2022, 148 p., illustration Vanessa Vérillon. [↩]
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