L’écrivain public, première étape d’un éventuel parcours juridique. J’écrivais, cachée derrière mon ordinateur, éloignée du terrain
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Sylvie Macquet est écrivaine publique et tient des permanences au sein de la Maison de Justice et du Droit (MJD) de Villemoisson-sur-Orge, dans l’Essonne (91). Établissements judiciaires de proximité, les MJD sont des lieux d’accueil, d’écoute, d’orientation et d’information gratuits et confidentiels. Sans être une profession du droit, les écrivains publics sont un maillon essentiel du parcours des usagers éloignés de l’écriture.
Actu-Juridique : Vous êtes devenue écrivaine publique en 2018. Pourquoi avoir changé de métier ?
Sylvie Macquet : J’étais chargée de communication pendant quinze ans dans des collectivités territoriales. Il est arrivé un moment où j’ai perdu le sens de mon travail. J’écrivais, cachée derrière mon ordinateur, éloignée du terrain. J’ai alors compris que l’important pour moi était l’écriture et les relations humaines. J’avais besoin de me sentir utile. Je me suis renseignée sur la fonction d’écrivain public et j’ai entraperçu une vraie profession. Dans son versant « à vocation sociale », c’est un métier d’engagement et de passion. On fait face à des missions de service public et on touche des personnes socialement en difficulté.
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