Publié par les soins de Léonard Woolf, son mari, en 1953, soit 12 ans, après le suicide de Virginia, ce « Journal d’un écrivain », malgré ses coupes, est un document capital.
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Le bureau de Virginia Woolf , Monk’s House
Je l’ai lu en 10/18 dans une traduction assez ancienne de Germaine Beaumont. Il paraît que la nouvelle traduction est supérieure. Cependant, lu d’une traite avec un infini plaisir, ce « Journal » permet de mieux comprendre les enjeux, les buts, les soucis, les batailles de l’écrivaine (j’ai du mal avec ce mot..) avec les mots et ses personnages, car nous sommes dans son atelier, et nous voyons son processus de création de près. Elle ne cache rien de ses moments d’oppression, de doute, mais aussi ses enthousiasmes. Mais le fond, le principal, restent son dialogue avec elle-même, ses fantômes, et la manière dont on tient à distance une dépression qui guette et qu’elle combat par l’imaginaire. Elle puise beaucoup dans le silence dans sa cabane au fond du jardin, là où elle a écrit ses plus beaux romans.
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