Carnets du sous-sol (Notes d’un souterrain) de Dostoïevski: « C’est que je ne peux pas vivre sans exercer ma puissance et ma tyrannie sur quelqu’un. »
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Les Carnets du sous-sol ou Notes d’un souterrain de Dostoïevski est devenu un livre un peu à part dans la bibliographie du maître russe d’abord par sa taille (court, il est parfois considéré comme une longue nouvelle) et par sa fonction de « laboratoire » condensant tous les grands thèmes de ses grandes œuvres qui suivront (« Crime et châtiment », « L’Idiot » et « les frères Karamazov »).
Publié en 1864, il n’est reste pas moins un livre culte pour les adeptes de l’auteur et son narrateur, aussi désespéré que fielleux une sorte d’icône des « asociaux frustrés et vengeurs », ce que Nietzsche, qui disait qu’il « était le seul qu’il lui ait appris quelque chose en psychologie », baptisa en 1887 « l’homme de ressentiment » dans sa « Généalogie de la morale ». Pour Alain Finkieraut, se remémorant sa lecture : « Ce fut une sorte de déflagration. Soudain se dévoilait à moi l’enfer de la méchanceté. Dostoïevski raconte l’histoire d’un homme qui a l’occasion d’échapper à sa propre méchanceté et qui est incapable de la saisir. »