Ni ménagères, ni courtisanes : les femmes de lettres dans la presse anarchiste française (1885-1905)
25 févr. 2025/image%2F7030078%2F20250224%2Fob_67eda0_464836594-27816164851300638-6090147614.jpg)
Cette thèse explore la production textuelle des femmes diffusée dans la presse anarchiste française entre 1885 et 1905. À partir d’une perspective de genre, nous examinons les écrits féminins qui ont circulé dans les journaux de propagande et dans les revues littéraires d’orientation libertaire. Notre démonstration est divisée en trois grandes parties, comportant chacune deux chapitres, qui suivent un ordre chronologique. Dans la première partie, nous retraçons l’entrée progressive des femmes dans les journaux de propagande à la fin de la décennie 1880. Le premier chapitre raconte l’émergence du mouvement anarchiste en insistant sur les activités militantes qui ont été organisées par les femmes. Le deuxième chapitre porte sur les débuts de l’activité journalistique des femmes dans les journaux de propagande. Louise Michel collabore activement à ces journaux dans lesquels elle publie des feuilletons romanesques, des poèmes, des contes et des nouvelles. Plusieurs femmes empruntent également la voie épistolaire pour se construire une image publique en tant que militantes. La deuxième partie de la thèse s’intéresse aux écrits de femmes qui ont, dans leur majorité, été publiés entre 1892 et 1896. Le troisième chapitre porte sur les pratiques d’écriture empruntées par les femmes pour mettre en forme un imaginaire de l’action qui rappelle les discours anarchistes sur la violence.
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Source
Marie-Pier Tardif. Ni ménagères, ni courtisanes : les femmes de lettres dans la presse anarchiste française (1885-1905). Linguistique. Université de Lyon; Université du Québec à Montréal, 2021. Français. 〈NNT : 2021LYSE2036〉. 〈tel-03450965〉