Par . Service Hospitalo-Universitaire dé Psychiatrie et Psychologie Médicale, Université de Nantes.

[article]. .  Année 1989  52  pp. 73-90.

 

On assiste depuis une vingtaine d'années à un renouveau certain de l'intérêt pour l'écrit intime.

L'écrit autobiographique a certes toujours retenu l'attention, mais pour autant, à la suite des critiques contemporains en réaction contre Sainte Beuve, il était de bon ton d'estimer que la texture de l'oeuvre était en elle-même significative et que la personnalité de l'auteur devait largement s'effacer derrière ses textes, seuls révélateurs de son organisation interne, de ses références, etc.

Il y a eu certainement dans cette réaction à une certaine pratique critique, quelque chose de salutaire et un retour à l'essentiel. L'homosexualité de Proust ne constitue qu'une des clés de lecture de La Recherche, sans doute pas la plus essentielle, et le travail sur la mémoire qui rejoint très largement l'œuvre freudienne paraît aussi fondamental.

C'est Viderman [1] qui nous dit que toute l'œuvre freudienne à partir des écrits initiaux sur l'hystérie s'élabore autour de cette quête du souvenir perdu, fondateur du symptôme et qu'il s'agit de retrouver par l'analyse. L'hystérique souffre de réminiscences écrivait Freud au début de son œuvre et la catharsis va lui permettre, en même temps que l'amnésie d'un souvenir refoulé sera levée, de se libérer d'un symptôme gênant ou douloureux.

Lire la suite : https://www.persee.fr/doc/carav_1147-6753_1989_num_52_1_2396

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1. ViDERMAN, S. — La construction de l'espace analytique. Denoël, Paris 1970.

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