Cet article est issu d’une communication que j’ai faite le mardi 22 mai 2018 lors de l’atelier Archives, mémoire, transmission du féminisme et LGBTQ+ qui s’est tenu à la Bibliothèque d’études méridionales à Toulouse.

J’ai pensé à cette communication comme un retour d’expérience sur mon rapport aux archives durant mes trois premières années de recherche doctorale en histoire contemporaine. Je traiterai d’ « archives de l’intime » et questionnerai le rapport qu’entretiennent les historien.nes, au travers du mien, avec de telles archives. Plus précisément, j’aborderai la question des émotions de l’historien.ne et proposerai, plutôt que de les ignorer au prétexte de préserver une vérité historique objective, de les prendre en compte dans la démarche historique.

La plupart du temps, les archives qui provoquent l’émotion chez l’historien.ne nourrissent une histoire de l’intime, une histoire du privée, du sensible. Ces archives sont issues de ce qui est personnel, privé : il s’agit de journaux intimes, d’autobiographies non publiées comme celles conservées, par exemple, à l’APA, de correspondances etc. Il s’agit de tout ce qui n’a pas vocation à être publié, tout ce qui laisse trace de la vie humaine dans sa dimension privée.

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Source

Marine Rouch (28 mai 2018). Emotions de l’historien.ne et archives de l’intime. Chère Simone de Beauvoir. Consulté le 9 février 2025 à l’adresse https://doi.org/10.58079/qwqb

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