Marie Bashkirtseff, Journal, 1873-1884.

La pensée personnelle ne peut s’affranchir des interdits qu’avec la certitude du secret absolu. C’est vrai pour le monologue intérieur, pour la lettre d’amour et le journal intime. C’est dans les pages du Journal que l’on trouve les réflexions les plus profondes, les plus justes, les plus émouvantes, les plus vraies. Vient de paraître une magnifique réflexion sur Les Journaux Intimes, très bel album sous-titré Raconter la vie, par Sophie Pujas et Nicolas Malais* qui nous proposent des extraits en fac-similé d’une quarantaine de journaux intimes d’exception, Cesare Pavese, Catherine Mansfield, Thomas Mann, Théodore Monod, Flora Tristan, Virginia Woolf, Paul Léautaud, George Orwell, Catherine Pozzi, Lewis Carroll, Sylvia Plath… Pour la plupart, ces journaux comportent très peu de ratures, ils sont couchés dans l’émotion du moment, ils ont valeur pour l’instant.

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