bell hooks. Eveil d’une afroféministe libre
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« Rouge feu », Mémoires de l’écrivaine américaine morte en 2021, mêle passé, présent, souvenirs ou rêves, pour raconter un apprentissage de la vie dans les années 1970-1980 A l’instar des expositions réévaluant la place des femmes artistes dans l’histoire de l’art, les maisons d’édition nous font parfois le cadeau de sortir de l’ombre des écrivaines majeures. C’est le cas de bell hooks (1952-2021), dont paraît l’ardent , deuxième et dernier volet de son autobiographie, paru aux Etats-Unis en 1997, qui se penche sur ses années d’étudiante et de jeune professeure dans des universités californiennes.
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Gloria Jean Watkins de son vrai nom, cette universitaire américaine, théoricienne du black féminism (« féminisme noir »), qui a croisé les problématiques de genre, classe et race dans une trentaine d’ouvrages, fait l’objet d’un intense travail de traduction depuis la parution de son essai de référence Ne suis-je pas une femme ? Femmes noires et féminisme (Cambourakis, 2015). Trois autres publications sont déjà annoncées cette année. Née dans le Kentucky ségrégué, Gloria Jean Watkins a choisi pour pseudonyme le nom de son arrière-grand-mère. Sans majuscules initiales, pour ne pas mettre l’accent sur ce nom, mais sur la de ses livres, disaitelle.
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Rouge feu. Mémoires d’écrivaine (Wounds of Passion. A Writing Life), de bell hooks, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Lorraine Delavaud, Plon, « Feux croisés », 320 p., 22,90 €, numérique 16 €. Signalons, de la même autrice, traduit par Hajer Gam et Lorraine Delavaud, la parution en poche de Points, « Féminismes », 272 p., 8,70 €. Communion. Aimer en féministes.