Bagatelles pour mon journal : les dîners de l'évêché
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« De toutes les perversions sexuelles, la chasteté est la plus dangereuse » affirmait George Bernard Shaw (prix Nobel de littérature en 1925). Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’une exagération (comme tous les anticonformistes, Shaw en était coutumier).
Donc nous voici à évoquer la sexualité. Côté cour et côté jardin (secret). Je me limiterai au côté cour, l’autre côté me paraissant trop intime pour être exposé (bien que restant tout à fait dans ce que la bien–pensance appelle la « norme », mais y–a–t–il encore une norme de la sexualité ?). Sur le sujet, je dois à quelques auteurs l’essentiel de mes connaissances (et de ma compréhension) : Havelock Ellis, Donatien Alphonse François de Sade, Richard Freiherr von Krafft–Ebing, Georges Bataille. Évidemment il y en a davantage, mais ce serait l’objet d’un livre. J’ajoute apprécier certaines chroniques journalistiques signées par des femmes depuis quelques années : la savoureuse et totalement désinhibée Maïa Mazaurette (Le Monde), Agnès Giard (Libération) Marcela Iacub (Libération), et la très savoureuse Titiou Lecoq (qui chroniquait pour Slate.fr il n’y a pas encore si longtemps)…
Cela dit, je vous livre un souvenir d’enfance. Un jour, j’ai surpris une conversation entre deux femmes. L’une racontait à l’autre « qu’il s’en passait de drôles à l’évêché » où elle travaillait de temps en temps. L’évêque entouré de quelques prélats se faisait, disait–elle, servir le dîner par des femmes « toutes nues ». En ai–je rêvé du haut de mes onze ans des dîners de l’évêché que je me réinventais en y intégrant quelques épisodes modestement pimentés de ma composition avec lesquels je m’endormais le soir… Faites de beaux rêves la nuit prochaine.