Un prétroglyphe, plus couramment appelé « pétroglyphe », désigne une figure ou un motif symbolique gravé directement sur la surface d’une roche naturelle. Ce terme, d’origine grecque — « petra » signifiant pierre et « glyphein » signifiant graver — s’applique à toutes les images ou signes obtenus par incision, piquetage, raclage ou abrasion de la pierre, à la différence des pictogrammes qui sont des peintures ou des dessins réalisés sur la roche.​

Les pétroglyphes constituent l’une des formes les plus anciennes de l’art rupestre et apparaissent dès le Paléolithique inférieur, entre 290 000 et 700 000 avant notre ère. On les retrouve sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique, avec des concentrations importantes en Afrique, Scandinavie, Sibérie, Amérique du Nord et Australie. Bien que la technique principale soit celle du creusement de la pierre, il existe des variantes, comme le piquetage — impacts successifs avec une pierre —, l’incision — entailles profondes ou superficielles — et le raclage, qui modifie les volumes et les couleurs de la roche. Les cupules, petites dépressions en forme de bol, sont le type le plus répandu de pétroglyphe et témoignent de fonctions variées selon les cultures.​

Ce mode d’expression orne souvent des sites sacrés ou des endroits marquants, et les motifs représentés relèvent de la vie quotidienne (scènes de chasse, animaux, mains), ou de la sphère religieuse et rituelle (divinités, symboles mystérieux, marqueurs territoriaux). Avec le néolithique et les premiers systèmes d’écriture pictographiques et idéographiques, leur usage s’estompe progressivement, mais certains groupes humains ont perpétué cette tradition jusqu’à l’époque contemporaine.​

Le pétroglyphe est une véritable archive gravée de la mémoire humaine primitive, signifiant à la fois communication et art pour les sociétés préhistoriques.

 

 

Retour à l'accueil