Pour sa sélection finale, le jury du Prix Clarens du journal intime a retenu les 6 titres suivants :

Denis Grozdanovitch, Carnets.
À l'âge de quinze ans, Denis Grozdanovitch commence à prendre des notes dans des carnets qui inspireront le Petit traité de désinvolture (José Corti, 2002), La Puissance discrète du hasard (Denoël, 2013), Le Génie de la bêtise (Grasset, 2017) ou Une affaire de style (Grasset, 2025). Sous le titre Le journal intime comme exercice d’entretien spirituel, Denis Grozdanovitch nous offre quelques pages de son carnet de 2025 suivi de The show must go on ! un portrait de Roland Jaccard.


Marcel Cohen, Ateliers d’écriture.
L’auteur de Faits recense ici les méthodes de travail d’une soixantaine d’écrivains. On apprend ainsi que Marguerite Duras écrivait dans sa chambre à coucher, mais était incapable de travailler si le lit n’était pas fait ou que Roger Laporte avait une petite clochette sur son bureau qu’il agitait lorsqu’il avait terminé de travailler afin que sa femme et ses enfants ne se sentent plus obligés de faire le moins de bruit possible dans l’appartement.


Christian Garcin, Notes en vrac.
L’auteur du Carnet japonais, du Carnet d’Orient ou de En descendant les fleuves / Carnets de l'Extrême-Orient russe, nous ouvre ses carnets 2024 où il a consigné quelques bagatelles, événements et choses de peu d'importance qui cependant constituent un réseau de symétrie et de causalité, d’histoires et de symboles.


Daniel Arsand, Klaus Mann – un frère d’âme.
La lecture d’un livre peut bouleverser une vie. C’est en lisant Le Tournant : histoire d'une vie que Daniel Arsand a découvert l’existence d’une « intimité quasi absolue » avec Klaus Mann ; Klaus Mann et son opposition viscérale au nazisme, Klaus Mann et son homosexualité, sa grande solitude, son addiction à la drogue, son désespoir face à la barbarie de notre monde.


Wenjue Zhang, Entretien & Portfolio.
Wenjue Zhang, artiste contemporaine d’origine chinoise, travaille la performance, la photographie, le dessin, la broderie et l’installation. Son art et ses recherches se concentrent sur les questions d’identité, raciale et de genre. À partir de sa pratique photographique, elle interroge la relation qu’établit le regard sur la nudité féminine entre le modèle et l’artiste.


Alphonse Daudet, La Doulou. Alphonse Daudet (1840-1897) était atteint de tabes dorsales, une dégénérescence des cordons postérieurs de la moelle spinale, conséquence d'une syphilis contractée dans sa jeunesse conjuguée à sa tuberculose. À partir de 1887, il consigna dans un carnet ses souffrances liées à cette maladie.

 

Remis tous les ans, le Prix Clarens du journal intime s’accompagne d’une dotation de 3 000 €.

Le jury se réunira le 27 novembre pour désigner le lauréat.

Le jury est composé de Daniel Arsand, Monique Borde, Michel Braud, Blandine de Caunes, Béatrice Commengé, Colette Fellous  Gilbert Moreau (président du jury) et Robert Thiery.


La chronique littéraire d’Anne Coudreuse : https://lesmomentslitteraires.fr

 

 

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