Journaux de bord de négriers du XVIIIe siècle. Tenus au quotidien par le pilote ou l'écrivain chargé des écritures à bord
08 sept. 2025/image%2F7030078%2F20250908%2Fob_4e6ec2_ec86dc2d-5cbd-5721-acbc-bc55dbd4893e.jpg)
Les journaux de bord des négriers du XVIIIe siècle constituant une source documentaire exceptionnelle et méconnue qui offre un témoignage unique sur la traite négrière. Ces documente les techniques d'appui des informations introuvables sur les conditions du voyage transatlantique et les pratiques de la traite des esclaves.
Remarquable documentaire. Un corpus
Les journaux de bord les plus importants sont deux des marines de la Compagnie des Indes. Un projet mené aux Archives nationales entre 2009 et 2011 a permis d'identificateur 169 journaux de campagnes de trait effectues entre 1721 et 1757. Ces documents, conservés dans la série Marine 4 J.J, sont entités accessibles en ligne et constituant une ressource pédagogique de premier ordre.
Ces journaux étaient tenus quotidien par le pilote ou l'écrivain chargé des écritures à bord, qui devait y inscrit la position du bateau et expéditeur tous les événements de la vie maritime. Le document conservé dans les archives était général une copie mise au net après le retour au port d'attache.
Télémoignages de première main
Le journal du capitaine William Snelgrave
L'un des témoignages les plus connus est celui du capitaine anglais William Snelgrave, publié en 1734 sous le titre « Nouvelle relation de quelques endroits de Guinée et du commerce d'esclaves qu'on y fait ». Ce récit original documente la trait des Noirs entre la côte de Guinée et les Antilles, notamment la Jamaïque. Snelgrave décrit ses activités de trait « le long de cette côte, près de sept cent lieues de pays, depuis la rivière appelée Sherbérow [...] jusqu'au cap Lopez Gonsalvez ».
À suivre : Journaux français, valeur historique