Les écrits de Mendelssohn sur le langage et sur l’écriture : commencements oubliés d’un discours judéo-allemand moderne sur le langage
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Les travaux de Mendelssohn sur le langage datant des années 1750 et 1780 (Du langage et le Qohelet Musar ; le projet de traduction du Pentateuque et Jérusalem ou Pouvoir religieux et judaïsme) évoquent une contre-histoire qui s’oppose avec opiniâtreté aux formes dominantes de théorie et de pratique du langage et des langues dans la culture judéo-allemande de son époque. En présentant aussi bien une théorie de l’origine perdue du langage et du début de la parole humaine comme invention de l’homme par lui-même, qu’une théorie de la différentialité de la représentation culturelle, cette histoire témoigne, dans les deux langues dans lesquelles elle est rédigée, d’un « linguistic turn du paradis perdu ». Dans le cadre de cette histoire du langage, Mendelssohn présente les problèmes théologiques, ontologiques, éthiques, culturels et pratiques posés par la création humaine et négocie en même temps les conditions d’une modernité judéo-allemande commençante.
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Référence papier
Carola Hilfrich, « Les écrits de Mendelssohn sur le langage et sur l’écriture : commencements oubliés d’un discours judéo-allemand moderne sur le langage », Revue germanique internationale, 17 | 2002, 41-53.
Carola Hilfrich, « Les écrits de Mendelssohn sur le langage et sur l’écriture : commencements oubliés d’un discours judéo-allemand moderne sur le langage », Revue germanique internationale [En ligne], 17 | 2002, mis en ligne le 21 juillet 2011, consulté le 09 juin 2025. URL : http://journals.openedition.org/rgi/881 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rgi.881
Cet article est cité par
- (2009) Sprache in der Zerstreuung. DOI: 10.13109/9783666569913.284