Ecritures secrètes : codes, chiffres, cryptographie.
18 mai 2025/image%2F7030078%2F20250518%2Fob_9d7835_20220113120730000000-e038.jpg)
La cryptographie : une aventure vieille comme le monde. Des tablettes cunéïformes à la Bible, l’histoire antique fourmille de codes et de messages secrets.
« 21. 35.35. 24.44, fils de 21. 11.20. 42 » : ce sont les noms cryptés d’un père et de son fils figurant sur une tablette d’Uruk, en caractères cunéiformes, vieille de plus de deux mille ans. Cultivée depuis l’Antiquité par les devins et les mages, comme plus tard par les alchimistes, pour écarter les profanes, la cryptographie est plusieurs fois millénaire.
L’idée d’attribuer un équivalent numérique aux noms, selon des systèmes cohérents de chiffrage, revient sans doute aux Mésopotamiens. Dans une civilisation où le monde céleste suivait l’harmonie des nombres (idée maintes fois reprise par les philosophes et les physiciens jusqu’à nos jours) et pour laquelle la symbolique numérale était un élément essentiel du nom d’un individu, les dieux portaient des noms de nombres, selon un ordre hiérarchique : une tablette du 1er millénaire av. J.- C. donne ainsi pour chaque dieu un équivalent pouvant aussi servir d’idéogramme pour le représenter :
60 = Nabu, le premier dieu
50 = Enlil, dieu de la terre, ainsi que Ninurta son fils
Etc.