Par  dans ,  année 1989.  pp. 12-16.

 

L'existence de livres de cuisine à la fin du Moyen Age est connue depuis longtemps. Des la fin du XVIIIe siècle, Pegge et Warner onl publié le Forme of Cury cl d'aulres textes anglais. Au siècle suivant, les travaux de Pichón et Vicaire ont fail connaître le Viandicr cl le Ménagier de Paris, tandis qu'entre 1868 cl 1900 paraissaient en Italie une série d'éditions, au nom de l'exploration du "buon secolo della lingua".

Mais on s'est contenió pendant tout aussi longtemps d'études superficielles : pour beaucoup d'historiens, l'analyse de la cuisine médiévale s'est limitée à l'évocation d'une recette (pourquoi celle-ci ?), choisie trop souvent pour son pittoresque, comme si l'on prétendait comprendre la cuisine française d'aujourd'hui à travers une recette de Bocuse ou de Robuchon ! L'élude des livres de cuisine n'a pas enregistré les effets du renouvellement des problématiques que connaissait l'histoire.

La multiplication des éditions depuis quelques années attire à nouveau l'attention sur celle littérature en fait méconnue. Avec la découverte de nombreux autres manuscrits, restés inédits, on peut désormais envisager une véritable histoire du livre de cuisine médiéval. Celle-ci pose des problèmes particuliers, car on a affaire à une littérature issue de la transmission orale. En même temps, elle nous fournil des éléments de réflexions pour l'étude des livres techniques en général, avec lesquels les livres de cuisine partagent de nombreux traits.

 

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