Hubert Roland.

p. 43-56.

Née à Neuss en 1883 et décédée à Bâle en 1971, Thea Bauer-Sternheim fut, de 1907 à 1927, la seconde épouse de l’écrivain expressionniste allemand Carl Sternheim (1878-1942). Ayant longtemps vécu dans l’ombre de ce dernier, dont elle accompagna et soutint la renommée sociale et littéraire, sa personne et son œuvre ont été remises en valeur ces dix dernières années, notamment par des travaux scientifiques d’inspiration féministe. Une partie de sa biographie s’est déroulée en France, où elle s’exila au moment de l’accession au pouvoir des nationaux-socialistes. Une amitié nourrie y vit le jour avec André Gide, qui intercéda notamment afin qu’elle fût libérée du camp de Gurs, dans les Pyrénées, où on sait que furent rassemblés sans ménagement et sans distinction tous les Allemands considérés comme « suspects », établis en France et en Belgique en 19401.

2L’objet qui nous occupe est le manuscrit qui rassemble les volumineux carnets que Thea Sternheim avait commencé à rédiger sur un rythme quasi quotidien à partir de 1903 et qu’elle déposa à la fin de sa vie au Deutsches Literaturarchiv Marbach. Connus depuis longtemps des spécialistes de l’histoire littéraire allemande de la première moitié du xxe siècle, ils sont aujourd’hui accessibles, pour leur plus grande partie, dans une édition allemande en cinq volumes, parue en 20022.

Lire plus : https://books.openedition.org/pur/152127#anchor-persons

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Notes de bas de page

1Voir. André Gide-Thea Sternheim. Correspondance 1927-1950. Édition établie, présentée et annotée par Claude Foucart, Centre d’Études gidiennes, université Lyon II, 1986.

2Je citerai le premier volume de cette édition, qui englobe les années de la Première Guerre mondiale : Thea SternheimTagebücher 1903-1971. Herausgegeben und ausgewählt von Thomas Ehrsam und Regula Wyss im Auftrag der Heinrich Enrique Beck-Stiftung. Bd. I : 1903-1925, Göttingen, Wallstein Verlag, 2002 (ci-dessous Tagebücher I).

 

Auteur

Hubert Roland

Maître de Recherches du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS belge et professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL). Ses principaux centres d’intérêt portent sur l’histoire des transferts culturels et littéraires entre la Belgique et les pays de langue allemande, le réalisme magique/magischer Realismus dans la littérature allemande et européenne et l’historiographie comparée des avant-gardes (guerre et littérature, primitivisme littéraire). Il a notamment publié : La « colonie » littéraire allemande en Belgique 1914-1918 (Bruxelles, 2003).
 

 

Référence numérique du chapitre

 

 

 
 

 

Roland, Hubert. « Les carnets (Tagebücher) de Thea Sternheim 1914-1918 : For privé, socialisation et engagement en Belgique occupée ». Écrire en guerre, 1914-1918, édité par Philippe Henwood et Paule René-Bazin, Presses universitaires de Rennes, 2017, https://doi.org/10.4000/books.pur.152127.

Référence numérique du livre

Henwood, Philippe, et Paule René-Bazin, éditeurs. Écrire en guerre, 1914-1918. Presses universitaires de Rennes, 2017, https://doi.org/10.4000/books.pur.152057.
 
 
 
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