Patton, carnets secrets. Ses lettres, ses rapports et les extraits de son journal nous permettent de suivre les grands moments de sa carrière
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Admiré par les militaires, quelque peu déconsidéré par les politiciens, le général Patton n’en est pas moins une figure légendaire de l’histoire. Sans en avoir les ambitions politiques, il aimait à se comparer à Napoléon et faisait de Pershing son maître.
Ses lettres, ses rapports et les extraits de son journal à partir de septembre 1940 nous permettent de suivre les grands moments de sa carrière et de retrouver les principaux traits de son caractère versatile.
Sa jeunesse, sa participation à la Première Guerre mondiale et les années passées à Fort Benning ne sont qu’évoquées. On le regrette un peu, car la connaissance de documents de cette première étape de sa carrière aurait permis de mieux appréhender le personnage, même si les années 1940-1945 sont celles de sa consécration effective.
Le général Patton apparaît comme un personnage violent et truculent tout à la fois, excessif, aimant la discipline par-dessus tout, alliant une certaine vulgarité et le goût de l’exhibitionnisme à un dévouement et une générosité extrêmes. Son instabilité était, selon certains, inhérente à son manque de confiance en lui-même et il attendait des autres le même effort de maîtrise de soi que celui pour lequel il luttait personnellement. Ainsi s’explique sa cruauté à l’égard de soldats incapables de surmonter, comme lui, l’épreuve nerveuse de la guerre. L’affaire des gifles, dont il frappa certains d’entre eux en Sicile, traduit cette incapacité de maîtriser sa colère face à ceux qui ne maîtrisent pas leur peur.
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