Une femme à Berlin (allemand : Eine Frau in Berlin) est un témoignage autobiographique d'une jeune Allemande sous la forme d'un journal allant du  au . Il relate, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la chute du Troisième Reich et la prise de la ville de Berlin par l'Armée rouge, dont les soldats se livrent à cette occasion à des exactions et meurtres dont des viols de guerre massifs pendant plusieurs mois, et dont la jeune femme est victime à plusieurs reprises.

Publié de manière anonyme pour la première fois en 1954 aux États-Unis[1], l'identité de l'auteure est dévoilée en 2003 : il s’agit de Marta Hillers.

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Les viols commis par les militaires soviétiques sont à nos yeux le sujet central du journal. L’auteure livre un regard amer sur cette période de sa vie. Si elle et les autres femmes appréhendaient les crimes prévisibles au moment de l'avancée des troupes ennemies, la profusion et la violence de ces crimes furent bien au-delà de toutes leurs inquiétudes. La narratrice ne fait que rarement état du viol en lui-même, mais analyse plutôt les comportements liés à ceux-ci, dont notamment la sororité des femmes ainsi que leurs oppositions face aux vicissitudes d'une vie déstructurée par l'effondrement de la société.

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