Olivier Rolin dans les îles du Sud. Le narrateur tient son journal de bord sans oublier de raconter qu’à Bassas da India, un galion y fit naufrage.
10 mars 2025
Paul Edel. mars 6, 2025.
En rédigeant une préface des textes de Thucydide, pour l’École de guerre, l’ écrivain Olivier Rolin ne se doutait sans doute pas que la Marine Nationale allait lui offrir un cadeau: naviguer sur « Le Champlain » pendant quatre semaines. C’est ce récit « sur le pont » qui compose « Vers les îles Éparses » d’Olivier Rolin (Verdier 89 pages, avec dessins de l’auteur). Le Champlain est un « bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer », immatriculé A623. Il assure le ravitaillement de ces « confettis » de l’empire colonial dans le canal de Mozambique. Il effectue, quatre fois l’an une rotation de quatre semaines, ravitaillement logistique des bases militaires et scientifiques françaises installées dans le canal de Mozambique.
Rolin le civil invité (« le pékin ») embarque et rejoint le navire sur un semi rigide. Ce qui le frappe c’est qu’il est un « vieux » de 75 ans (« A leurs yeux, je suis si vermoulu que je risque l’effritement au moindre choc. ») face à un équipage jeune, bien entraîné, des moins de 30 ans , techniquement rôdé aux manœuvres et situations délicates (on simule un feu, une avarie, ,une approche d’embarcations hostiles).Chacun connaît son rôle, ses gestes, du moindre mataf au Midship, du commandant sur son trône plastifié, au capitaine d’armes. Tandis que la mer cogne le bateau, Rolin se familiarise avec le capitaine d’armes, avec Elsa,second,avec l’enseigne de vaisseau Hector Floche, le maître principal Koffi , le matelot Céline Borges « jeune réunionnaise au sourire discret » et d’autres.
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