L’épigraphie appartient en Chine à un domaine plus vaste, la « gravure sur pierre », qui inclut notamment les décors funéraires et la sculpture en ronde bosse et en relief. Restreinte à l’écriture sur pierre, elle comprend des centaines de milliers d’inscriptions sur des pierres mobiles ou sur des parois rocheuses. Celles‑ci ont généralement été envisagées sous l’angle de la calligraphie, tandis que leur contenu était tenu pour une source auxiliaire de l’histoire événementielle. La richesse de l’épigraphie religieuse et funéraire permet pourtant de traiter les inscriptions comme une source majeure de l’histoire sociale. Qu’elles figurent sur des stèles en surface ou sur des pierres enterrées dans la tombe, les inscriptions offrent des informations précieuses sur la vie des individus et leurs lignages, leurs carrières administratives ou militaires, ainsi que sur les collectivités religieuses, que ce soit celles des moines ou celles des fidèles, des plus humbles jusqu’aux empereurs, sans parler des dieux.

 

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