Cette encyclopédie, unique en son genre, qui couvre tous les types d'écriture autobiographique ou biographique, et tous les domaines linguistiques, a été présentée dans La Faute à Rousseau , n° 30, juin 2002, p. 6-8, par Corine Pourtau, dans un article ici reproduit avec son autorisation.
Vous pourrez ensuite lire la lettre A de l'Index : la liste des articles vous donnera une idée des champs couverts.

Dans La Faute à Rousseau n° 22, d’octobre 1999, Margaretta Jolly nous présentait son projet d’Encyclopédie des écrits de vie, dont la publication en Angleterre était prévue pour 2000. Le résultat s’est fait attendre une année supplémentaire, mais quel résultat ! 1090 pages en deux volumes (très) grand format, quelque 700 entrées, la contribution de plus de 300 auteurs du monde entier et de 35 conseillers scientifiques, pour un ouvrage particulièrement novateur dans sa conception et son approche à la fois internationale et interdisciplinaire.

Une encyclopédie qui s’inscrit dans une tradition …

Écrire la vie, la sienne ou celle d’un autre, ce n’est pas nouveau. Établir la somme de ces écrits, non plus. Margaretta Jolly retrace, dans son ouvrage, l’historique des dictionnaires biographiques à travers le monde et consacre quelques entrées à certains d’entre eux en particulier. Les premiers « véritables » dictionnaires apparaissent en langue arabe au Xe siècle : le Kitab al-tabaqat al-kabir – en huit volumes déjà –, consacré à la vie de religieux, le Tabaqat fuhul al-shu’ara’, à celle de poètes. En Europe, bien avant les hagiographies médiévales, des ouvrages comme Les Vies de Plutarque peuvent être lus comme les ancêtres de ces encyclopédies biographiques.

C’est à partir du XVIIIe siècle que les dictionnaires biographiques trouveront leur forme moderne, mais leur champ s’en tiendra le plus souvent aux biographies des personnalités qui ont marqué la vie sociale, religieuse ou politique, la littérature, les arts ou les sciences, et ne sera abordé que dans une perspective éducative ou historique. L’Angleterre, puis – sur le modèle de son Dictionary of National Biography – les autres pays anglophones auront vite leur ouvrage de référence. La France, quant à elle, attendra le XIXe pour mettre en œuvre une Biographie universelle, puis une Nouvelle biographie universelle … Mais rares sont les études qui offrent des entrées thématiques ou qui proposent matière à une réflexion transversale. La biographie reste le genre « noble », même si le XVIIIe siècle voit l’émergence de l’autobiographie, des journaux intimes et de la correspondance comme objets de la critique littéraire.

Lire la suite : https://www.autopacte.org./Encyclop%E9die.html

Retour à l'accueil