Chapitre de l'ouvrage Journaux intimes viennois. Pages 367 à 405.

Date de mise en ligne : 01/04/2014

 

 

Dans son journal de Skjolden, Ludwig Wittgenstein (1889-1951) note en date du 28 février 1937 : « Il est pourtant possible que je puisse & doive écrire, après quelques chapitres cohérents dans mon travail, des remarques entièrement décousues. Je suis un homme, & je dépends de la façon dont ça va ! Mais il m’est très difficile de le comprendre. » Cette perplexité de Wittgenstein, les spécialistes de l’auteur du Tractatus logico-philosophicus et de la Grammaire philosophique l’ont bien longtemps éprouvée et la ressentent sans doute encore aujourd’hui face aux « révélations » qu’ont constituées les Journaux secrets de la Première Guerre mondiale et, plus récemment, les journaux de 1930-1932 / 1936-1937.Depuis le milieu des années 70, à la suite en particulier du livre d’Allan Janik et Stephen Toulmin, Wittgenstein, Vienne et la modernité, complété et tempéré par l’étude de Jacques Bouveresse publiée dans le numéro « Vienne, début d’un siècle » de Critique, on avait appris à replacer ce philosophe..…

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