Sous la direction de Bernadette Cabouret

À partir d’exemples portant sur divers types d’écrits (dictionnaire, journal, roman, correspondance), cet ouvrage interroge les formes de la communication littéraire dans les sphères publique et privée.
Le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques rassemble chaque année universitaires, membres de sociétés savantes et jeunes chercheurs. Ce recueil est issu de travaux présentés lors du 139e Congrès sur le thème « Langages et communication ».

Quel rapport la littérature, qui est création, expression personnelle, bref qui est une forme d’art, peut-elle entretenir avec la communication ? On s’interrogera, dans cette section du très riche congrès de Nîmes, sur les formes spécifiques que peuvent prendre les langages littéraires et sur la communication qu’ils instaurent. Cela pose la question de l’émetteur du message que suppose toute communication, mais aussi et surtout des récepteurs. La communication littéraire entend-elle transmettre une information ou simplement témoigner de l’expérience, de la sensibilité de son auteur, et cette transmission n’altère-t-elle pas l’authenticité du témoignage ?

2L’ensemble des articles ici rassemblés portera sur deux types d’écrits produits en direction du public… ou non : d’une part ceux qui appartiennent au genre romanesque ou lexicographique (dictionnaires), d’autre part des écrits de nature privée, en l’occurrence la correspondance. Ce dernier genre développe un langage propre et répond à des exigences codifiées. Il est l’expression la plus aboutie de la communication qui s’établit à distance, sous forme écrite. L’approche ici proposée porte autant sur le contenu et l’utilisation de la correspondance que sur la forme épistolaire elle-même.

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