Jeanne Julie Pellizzone. Un millier de pages pour les "Souvenirs" d’une femme mûre, consciente des qualités de son esprit d’observation
19 févr. 2025/image%2F7030078%2F20250219%2Fob_fc0d78_julie-pellizzone.jpg)
Jeanne Julie Pellizzone, bourgeoise marseillaise née Moulinneuf en 1768, décide en 1811 d’écrire ses souvenirs. Ils couvriront, jusqu’en 1836, année précédant sa mort, un millier de pages, en seize cahiers. Prenant pour modèle d’illustres devancières (Mmes de Caylus, de Genlis) et Kotzebue, Julie veut raconter tout ce qu’elle a vu, pour que cela ne se perde pas. Elle affirme ne pas prétendre à la notoriété, mais vouloir entretenir sa mémoire, et faire part à ses amis comme à ses descendants de ses expériences de voyageuse et de « femme sociable ».
Ce n’est pas un journal destiné à l’introspection, mais le compendium d’une femme mûre, consciente des qualités de son esprit d’observation.
Lire la suite : https://shs.cairn.info/revue-clio-1998-2-page-30?lang=fr
_________________
Julie Pellizzone "Souvenirs I (1787-1815) et II (1815-1824)" Transcription d'Hélène Echinard. Présentés et annotés par Pierre et Hélène Echinard et Georges Reynaud. Préfaces de Michel Vovelle (I) et de Guillaume Bertier de Sauvigny (II). Coédition