La réédition de la correspondance de François Mauriac, enrichie de lettres inédites, nous livre un Mauriac d’autant plus intime qu’il n’envisageait pas de publier cette correspondance. Il craignait que soient révélées certaines lettres, dont celles où il confie sa passion pour Bernard Barbey, cette crise des années 1924-1928, que la récente biographie de J.-L. Barré a justement élucidée. Trente-quatre ans plus tard, Mauriac avouera : « Celui qui m’a sauvé à ce moment là, je ne l’ai plus reperdu. » Et c’est vrai que ce qui domine dans cette correspondance, quoi qu’il en soit des tentations de l’homme, des attaques d’en face et de son propre camp, des épreuves et des honneurs de la vie, c’est Jésus : « ni les hommes ni les institutions, écrit-il à Martin du Gard, ne me cachent le Christ. » (1930).

Lire la suite : https://www.revue-etudes.com/critiques-de-livres/correspondance-intime/15090

 

Retour à l'accueil